HomeA la une3e mandat: La preuve par la prière d’Aid (Par Mary Teuw Niane)

3e mandat: La preuve par la prière d’Aid (Par Mary Teuw Niane)

La deuxième vague est arrivée. En effet depuis quelques jours des autorités de rang ministériel développent l’idée d’une candidature, pour un second mandat de cinq ans, portée par Benno Bokk Yaakaar (BBY). L’appel n’est plus directement adressée à Son Excellence le Président de la République Monsieur Macky Sall mais à la coalition présidentielle BBY.
Quel artifice politicien porté par des autorités politiques de rang ministériel de second rang!
Elles viennent à la rescousse après l’échec de la première vague des laudateurs qui parlaient de troisième candidature pour un second mandat de cinq ans.
Ces autorités de la majorité présidentielle ont apporté un changement dans la communication de la première vague d’autorités de troisième rang dans laquelle subsistait encore le mot tabou, indigeste pour les Sénégalais, de « troisième mandat ».
Désormais, pour eux, il reviendra à Benno Bokk Yaakaar à travers une résolution, une motion ou toute autre modalité de décision de porter son choix sur Monsieur Macky Sall pour « un second mandat de cinq ans ».
Le Président de la République Monsieur Macky Sall devra alors démocratiquement se plier à la volonté démocratique et populaire de sa coalition qui va au-delà de son parti.
Peut-il d’ailleurs faire autrement ?
En fait ces autorités de rang ministériel de second rang ont sans aucun doute oublié la brillante démonstration, ancrée dans nos pratiques religieuses, pleine de finesse de Monsieur le Président de la République sur le lien inaltérable, indépendant de la durée, entre le premier mandat et le deuxième mandat.
En effet, le Président de la République en bon musulman maîtrisant la prière de l’Aid, Korité et Tabaski, a assimilé les sept (7) ans du premier mandat au sept (7) kabbar du premier rakka et les cinq (5) ans du second mandat aux cinq (5) kabbar du second rakka.
Évidemment le second rakka, comme l’a si bien dit le Président de la République, termine la prière.
Un imam qui se hasarderait volontairement à prolonger la prière sera gravement fautif.
Ainsi, à travers cette comparaison d’une intelligence déconcertante, le Président Macky Sall, a-t-il magistralement et même religieusement réglé définitivement la question du troisième mandat.
D’ailleurs comme par prémonition, il ajoutait qu’il ne fallait pas écouter ceux qui vous jettent dans un trou et qui se sauvent lorsque cela chauffe.
Grâce à cette démonstration élégante et juste, le subterfuge oratoire de cette deuxième vague d’autorités de rang ministériel de second rang va encore s’effondrer.
S’élèvera alors la troisième vague d’autorités ministériels de premier rang pour convaincre BBY, les Sénégalaises et les Sénégalais de l’impérieuse nécessité de laisser le Président terminer ses projets. Comme la vague s’élèvera, naturellement, elle s’effondrera.
En bon musulman qui ne peut volontairement commettre une faute de prière, le Président de la République Monsieur Macky Sall, arrêtera la prière au second rakka comme il terminera son second et dernier mandat le 3 avril 2024.
J’encourage les autorités de Benno Bokk Yaakaar à bien comprendre les subtilités intellectuelles de haute facture de cette démonstration analogique du Président de la coalition et d’en tirer les conséquences, en identifiant, avant qu’il ne soit trop tard, un bon candidat.
Mary Teuw Niane

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