Affaire Mariama Sagna: Ousmane Sonko «Le parquet s’est empressé de qualifier le mobile alors que l’assassin présumé n’était pas mis aux arrêts»

Face à la presse hier, le candidat déclaré de Pastef/Les patriotes aux élections à venir a profité de l’occasion pour revenir sur l’enquête sur la mort de Mariama Sagna, militante au parti Pastef.

Ousmane Sonko a dénoncé la précipitation avec laquelle il y a eu communication du parquet. «Sur le principe de la communication du parquet, nous n’avons pas de problème. Ça doit être de règle désormais. Mais, il y a énormément de crimes en cours d’instruction, de traitement, sur lesquels il n’y a pas eu de conférence de presse. Dans la même semaine, dans la même localité, un  douanier a été retrouvé mort dans son véhicule, apparemment assassiné et le procureur ne s’est pas prononcé», explique-t-il.

Pour Sonko, le parquet s’est empressé de qualifier le mobile alors que l’assassin présumé n’était pas mis aux arrêts.

«Le procureur s’est précipité de déclarer sur un ton péremptoire qu’il n’y a aucun mobile politique à ce crime. 48h après, alors que le principal suspect n’était pas appréhendé, il s’est permis cette déclaration d’avoir à écarter un mobile, alors que lui-même situait le meurtrier aux environs de Kaolack. Ce qui veut dire qu’il n’a été ni appréhendé, encore moins entendu. Ensuite, il demande l’ouverture d’ une information judiciaire non pas pour meurtre mais pour assassinat».

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