La star malienne, Sidiki Diabaté et ses amis accusés d’agression en bandes

La star malienne, Sidiki Diabaté file du mauvais coton. Avec sa bande de copains qui disent que le «maliba était leur propriété», ils sont accusés d’avoir tabassé un taximan de Bamako. Ce dernier a commis le crime de lèse-majesté de leur avoir refusé la priorité sur la route.

Il s’appelle Yacouba Doumbia, c’est un taximan lambda de Bamako. Désormais, c’est le symbole de la folie des grandeurs de petits caïds du showbizz malien qui se croient tout permis dans une République qui se cherche. A en croire le comportement de ces garçons, ils sont assurés de bénéficier d’une totale impunité face à la plainte d’un pauvre Taximan que personne ne connait. Père de 3 enfants, ce chauffeur malien était ce mercredi encore à son volant lorsque, au sortir d’un croisement, il rencontre un groupe de jeunes qui revenait d’une boite de nuit à bord d’un de ses rutilants véhicules qui peuplent le garage du prince de la Kora. C’est la bande à la star malienne, Sidiki Diabaté. Et ils revenaient de la boite de nuit d’à côté, le Ibiza Night Club.

« Ils m’ont demandé de leur céder le passage. Lorsque j’ai refusé, ils m’ont suivi avant de me barrer la route devant le Night club. » A déclaré Yacouba Doumbia à nos confrère de 30 minutes. Alors que le chauffeur s’attendait à une séance d’explication même si on peut l’imaginer virale, il s’est soudain retrouvé encerclé par une bande de voyous qui l’ont roué de coups; après l’avoir aspergé de gaz lacrymogène, alors qu’il était assis dans l’habitacle de son taxi. Et pour Yacouba Doumbia, il n’y a aucun doute possible: « c’est Sidiki Diabaté, lui-même, qui tenait le gaz. Et il m’a insulté de père et de mère, me disant que la route et même le Mali, leur appartenait. »

Abandonné sur place, le taximan qui a réussi à démarrer son taxi est allé porter plainte au Camp n° 1 de Bamako. Convoqué par les policiers, Sidiki Diabaté s’est présenté devant les officiers de police judiciaire. Mais, au lieu de faire profil bas et demander pardon, il a sorti une laisse de billets de banque pour la tendre à la victime. « C’est 50.000 FCFA qu’il m’a tendu. Mais, quand j’ai été à l’hôpital, les analyses ont révélé que mon nez était déplacé et qu’il fallait une opération pour le réparer. Et quand je l’ai informé de cette situation, Sidiki a refusé de passer à la caisse pour payer les soins. »  A raconté la victime dans une vidéo.

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