Home A la une Centres de redressement: Serigne Modou Kara présente ses excuses

Centres de redressement: Serigne Modou Kara présente ses excuses

Serigne Modou Kara n’a pas attendu longtemps pour s’exprimer s’est prononcé, sur la polémique née de la découverte par l’opinion et les gendarmes, des maisons de redressement mis en place sous sa tutelle.

Il a promis de revenir largement sur ces centres mais s’est fondu en excuses. Un mea culpa adressé au Chef de l’Etat mais surtout aux chefs religieux de sa confrérie et d’autres mais également au peuple sénégalais.

Kara a fait savoir qu’il a bénéficié des orientations et guidances de Serigne Touba qui ne lui permettent pas de s’inscrire dans une quelconque action de nature à créer des troubles à l’ordre public.

Mieux, il a adjoint tous ses talibés, s’ils veulent mettre en place une quelconque entité qui relève de la sécurité, de s’en référer à la puissance publique qui détient la force régalienne à ce propos.

D’ailleurs, il a donné un ndigeül (mot d’ordre) à ses disciples, pour l’abandon de toute forme de tenue et autres distinctions qui pourraient prêter à confusion dans ce sens.

Quant à son accoutrement et aux agitations dont il est l’auteur, il s’en est expliqué pour mettre tout cela sur le compte d’une dévotion à son guide qui est Serigne Touba. Et il reconnait qu’il ne peut pas ne pas s’y atteler.

Toutefois  il dit n’avoir pas besoin de sécurité pour sa propre personne et semble avoir tourné le dos à tout ce qui, aujourd’hui, fait qu’il est sous le feu des projecteurs.
Une situation sans doute embarrassante pour le guide religieux qui a fait des révélations notamment sur les messages de compassion reçus de hautes autorités religieuses dont le Khalife général des Mourides mais aussi du Président de la République.

Un mea culpa qui ne va pas sans doute pas éclipser l’action judiciaire en cours surtout dans sa dimension publique. Le Procureur est entré en action, une instruction pourrait également être ouverte pour élucider toutes les actes posés dans ces centres et qui n’étaient pas sous le contrôle de l’Etat.

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