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L’ascension économique du Sénégal

Le Sénégal connait depuis plus d’une décennie une ascension économique des plus fulgurantes en Afrique. Le président Abdoulaye Wade a lui tout seul, représentait pour le Sénégal, un creuset d’idées structurellement transformatrices.

Si l’on en croit les observateurs de la scène politique et économique du Sénégal, ou encore Khadim Bâ, qui a mené  de nombreux projets ayant contribué à forger le Sénégal d’aujourd’hui. Le président Wade a fait montre d’ingéniosité financière et de témérité politique, qui lui ont permis de proposer aux sénégalais une succession de plans stratégiques, pour une croissance soutenue.

Certes, il y a eu des biais méthodologiques et clientélistes, il n’en demeure pas moins, celui qui a véritablement mis le pays sur une véritable rampe de lancement.

Idem pour l’actuel occupant du palais de la république. L’avènement de l’actuel président Macky Sall s’inscrit dans la même dynamique de maintien et d’optimisation de la croissance économique d’un pays miné par environ 48% de taux de chômage. Le plan stratégique Le Sénégal Emergent en est une parfaite illustration.

Rappelons le, pendant très longtemps, le Sénégal a semblé avoir vécu grâce aux prébendes d’une diplomatie alimentaire. Les deux premiers présidents du SENEGAL, qui se sont succédés à la tête du pays ont, nous semblé –t-il, eu la hantise d’une récusation de la communauté internationale, au détriment d’une réelle politique de développement local et national.

La diplomatie de façade  et le rayonnement fictif dans le concert des nations étaient une finalité politique et économique du pays. Cela afin de favoriser le partenariat nord sud et ainsi faciliter l’accès à la dette et le phénomène des coopérants alimentaires.

La démarche d’industrialisation du pays et le leadership nécessaires pour ce faire, ont jusque-là manqué aux dirigeants sénégalais.

De nos jours, tous les dispositifs et autres leviers pour inciter les investisseurs étrangers à accéder au marché national, sont activés. Toutes les garanties sont également disponibles, pourtant sans aucune contrepartie dans le cadre d’une politique de transfert de know how.

Toutefois, Il n’y a jamais eu dans l’histoire de l’humanité, un pays qui fut développé par une communauté exogène. Les fils du pays furent, les seuls maitres d’œuvre de leur développement, de leur destin.

Le Sénégal souffre de ce manque d’ambition d’industrialisation. Sa lancée vers une croissance pérenne et génératrice d’emplois, nous semble être ralentie par un déficit de « capitaines industriels » nationaux.

La préférence nationale, en matière économique et industrielle, existe dans tous les pays du monde. En l’absence de celle-ci, Le Sénégal risque de perpétuer une dépendance structurelle, devant freiner toutes velléités d’émancipation et d’indépendance économique.

De nos jours, il faut noter deux impacts majeurs dans la vie économique au Sénégal qui sont lourds de sens et de portée économique !

Le premier impact, est le taux de contribution des émigrés dans l’économie nationale et dans la vie des ménages. Ils sont devenus le poumon économique du pays. Les transferts d’argent en provenance de la diaspora ont atteint plus 2220 millions US Dollars en 2017. Cette contribution importante, reste toutefois dépendante des politiques migratoires des pays d’accueil, il faut bien le souligner.

Le deuxième impact est celui du secteur de l’informel. Il est à l’origine de 97 % des créations d’emplois au Sénégal. Il échappe cependant, quasi totalement, aux différentes contributions fiscales et au contrôle de l’état.

Pire, Même les communautés étrangères, nos immigrés, basées au Sénégal à l’instar des libanais et les primo arrivants chinois, se refugient aujourd’hui dans le secteur de l’informel pour échapper à l’imposition.

L’état du Sénégal doit favoriser l’émergence d’industriels et de chefs d’entreprises sénégalais, capables de mener à bien des projets de joints ventures, de favoriser le transfert de compétences et du know how des firmes étrangères qui envisagent une installation dans le pays. C’est du gagnant gagnant !

AK

 

 

 

 

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