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Quand la pénurie de préservatifs inquiète les populations

Au Burundi, la pénurie de préservatifs inquiète acteurs sociaux et consommateurs. Depuis plusieurs semaines, des utilisateurs se plaignent de ce déficit qui ne serait pas  sans conséquence sur la santé.

La rupture du stock « préservatif class» à Bujumbura attire la colère des utilisateurs. Ceux-ci craignent la propagation de virus du VIH-sida. Dans la plupart des pharmacies de la capitale burundaise, le constat reste le même. « Dans les pharmacies, il n’y a pas de préservatifs. Et moi sans préservatif à la maison, je suis vraiment dans l’insécurité parce que je suis exposé au danger. Si on en trouve dans une pharmacie au lieu de 300 francs, il coûte entre 500 et 1000 francs burundais. C’est vraiment difficile, tout le monde ne peut pas s’en procurer »,confie Anicet Ndabemera à DW. Cette situation perdure depuis plus d’un mois et commence vraiment à faire la Une même si beaucoup de jeunes utilisateurs n’aiment pas se prononcer sur le sujet.

Dans la foulée, les acteurs sociaux redoutent  les conséquences néfastes qui découleront de cette pénurie vu l’évolution démographique de ce pays de l’Afrique australe. Selon Sylvain Habanabakize, le chargé de plaidoyer et de communication au Cadre d’expression des malades au Burundi, « les conséquences sont multiples et néfastes. La première conséquence c’est qu’il y aura la propagation du VIH/SIDA. Et pour les gens qui utilisaient ce moyen pour limiter les naissances, il y aura un problème parce que la limitation des naissances ne sera plus possible ». Et pour contenir cela, il demande aux malades de faire preuve d’abstinence afin d’éviter toute propagation de la maladie. A en croire les dernières statistiques, le pays de Pierre Nkurunziza compte  plus de 10 millions d’habitants en 2017.

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